Le dispositif hivernal 2010-2011
Le dispositif général d'accueil, d'hébergement et d'insertion
Il repose sur:
- le 1er accueil et l'hébergement d'urgence :
SIAO, le 115, SAMU SOCIAL, Service d'Accueil et d'Orientation, les maraudes et équipes mobiles des différentes associations, les accueils de jour et les centres d'hébergement d'urgence, les nuitées d’hôtel.
- l'hébergement d'insertion
avec des prestations de stabilisation et d'insertion dans la vie sociale, l'emploi et le logement,
- l’accompagnement social
des personnes qui disposent d’un toit,
Le dispositif se traduit notamment par la pérennisation à l'année d'une large part des places jadis dévolues aux différents niveaux d'alerte hivernaux (1,2,3..) et l'extension des horaires d'accueil. C'est ainsi qu'entre 2004 et 2010, le nombre de places disponibles est passé de 2 330 à 3 466 places d'hébergement toutes catégories confondues.
L'Etat consacre cette année 36, 6 millions d'euros à la lutte contre l'exclusion dans les Bouches-du-Rhône dont 446 000 euros pour le Plan hivernal au sens strict. Le reste du financement est réparti sur les CHRS, les maisons relais, les résidences sociales et les différents volets de la lutte contre l'exclusion.
L’accessibilité des places par le Service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO)
Le pivot du dispositif est le Service intégré d'accueil et d'orientation
qui doit être le garant, via le n°115, de l’utilisation optimale des capacités d’hébergement sur l’ensemble du département. L’outil informatique dont dispose le N° 115, dénommé « SAHIB », doit permettre de suivre les capacités occupées et disponibles au quotidien et de faciliter l' orientations des personnes.
Appeler le 115 pour signaler une personne en détresse dans la rue, c'est un geste citoyen. Mais le 115 ne doit pas être saturé d'appels inutiles. Les appels doivent être efficaces.
Pour que ce geste soit efficace, les écoutants du 115 demanderont quelques informations indispensables pour organiser la prise en charge de la personne signalée : des indications permettant de la reconnaître (sexe, personne isolée ou groupe, tenue vestimentaire...), de la localiser (rue et n°, repères visuels...), de mieux connaître ses besoins (état général physique et moral).
C'est pourquoi , quand on appelle le 115, il faut se trouver à côté de la personne et être en mesure de communiquer avec elle pour savoir comment elle se sent, si elle veut donner son nom, si elle est capable de se déplacer...
Ainsi, la personne qui appelle et l'ecoutant du 115 pourront déterminer ensemble le mode d'intervention le mieux approprié.
N'oublions pas qu'une personne ne peut pas être prise en charge contre son gré. Mais nous pouvons tout mettre en œuvre pour la convaincre d'accepter une aide.
La mobilisation des capacités supplémentaires d’hébergement
Le département dispose à l’année de 3.466 places d’hébergement toutes catégories confondues. La pérennisation à l'année de l'essentiel des places n'empêche cependant pas le maintien, en cas de besoin, d'un volant de places mobilisables supplémentaires.
Celles-ci seront éventuellement mobilisées par le Préfet au regard de la température ressentie, accessible quotidiennement grâce au partenariat avec Météo France.
Ces places supplémentaires se répartissent comme suit :
- 25 places réservées pour une orientation directe par le 115,
- 81 places de surcapacité hivernale « grands froids » , c'est à dire température négative le jour et comprise entre -5°C et -10° C la nuit,
- 125 places potentielles d’hébergement collectif en période de « froids extrêmes » , c'est à dire température négative le jour et inférieure à -10° C la nuit.
Places à Arles : 80 +29 en renfort
Places à Aubagne-La Ciotat : 36 +23
Places à Aix : 168 + 46
Places à Salon : 63 +12
Places à la Roque d'Anthéron : 177
Places à Istres : 15
A ces hébergements, s’ajoute le recours aux nuitées d’hôtel « service nuits plus », à partir d’un fonds cofinancé par le Conseil Régional PACA, la Ville de Marseille et la Direction départementale de la cohésion sociale (une trentaine de places par mois). Ce dispositif, qui apporte une souplesse pour faire face aux situations d’urgence, est strictement encadré (durée de séjour limité). Les hôtels mobilisés répondent aux normes de sécurité et un accompagnement social et administratif des personnes accueillies est assuré.